Tirage du tarot amour et les phases lunaires : Les tirages spéciaux à chaque cycle

Tirage Tarot Amour

Quatre rendez-vous par mois, quatre façons de sortir les lames. C’est tout ce que recouvre l’idée de tirage lunaire, et c’est déjà beaucoup pour qui a l’habitude de reposer la même question au jeu tous les trois jours.

Un tirage spécial de phase n’est pas un tirage plus puissant : c’est un tirage dont les positions changent selon le moment du cycle. Nouvelle lune, premier quartier, pleine lune, dernier quartier appellent quatre questions différentes sur une même relation, ce qui évite de tourner en rond sur « est-ce qu’il reviendra ». La lunaison dure en moyenne 29,53 jours d’après l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides.

En bref

  • Quatre tirages distincts, un par phase principale, jamais le même schéma répété.
  • Le calendrier lunaire sert de garde-fou contre le tirage compulsif.
  • La pleine lune ne rend aucune lecture plus fiable, elle change l’ambiance.
  • Un carnet de cycle vaut plus que n’importe quel tirage isolé.

Pourquoi des positions différentes plutôt qu’un tirage de plus

Parce qu’un tirage sentimental s’use vite quand il pose toujours la même chose. Le jeu de tarot compte 78 cartes, 22 arcanes majeurs et 56 mineurs, et cette richesse ne sert à rien si la grille de lecture ne bouge jamais. Faire varier les positions selon la phase oblige à reformuler, et la reformulation est le vrai travail.

Nous avons détaillé ailleurs le fonctionnement du cycle et son découpage traditionnel en huit étapes, dans notre guide sur l’influence des énergies lunaires sur les tirages amoureux. Ce qui suit est plus concret : quatre étalements prêts à poser, un par quartier du mois.

Un mot avant de commencer, parce qu’il vaut pour tout ce qui suit. Ces lectures relèvent de la tradition divinatoire et d’une démarche d’introspection. Elles n’annoncent ni rencontre, ni rupture, ni retour.

Quatre étalements, un par phase principale

Nouvelle lune : le tirage en trois graines

Trois lames en ligne, posées sur une question d’intention. Position 1, ce que je veux commencer. Position 2, ce que je dois lâcher pour que ça commence. Position 3, le premier geste concret des dix prochains jours. La troisième position est celle qui coince, et c’est normal : elle demande une action, pas une prédiction.

Premier quartier : le tirage de l’obstacle

Deux lames face à face, plus une troisième au-dessus. À gauche ce qui pousse, à droite ce qui résiste, en haut ce qui arbitre entre les deux. Nous aimons ce format parce qu’il refuse le confort : impossible de lire la carte de droite comme un simple contretemps, elle a le même poids que celle de gauche.

Pleine lune : le tirage du miroir

Quatre lames en carré. Ce que je montre, ce que je cache, ce que l’autre perçoit de moi, ce que je perçois de lui. Attention à la troisième et à la quatrième : elles ne parlent pas de l’autre personne, elles parlent de l’idée que vous vous en faites. La nuance change tout à l’interprétation.

Dernier quartier : le tirage du tri

Deux tas, une lame chacun. Ce que je garde de ce cycle, ce que je laisse derrière. Une seule carte par tas, pas davantage, sinon l’exercice se transforme en bilan interminable. Le format court force la décision.

Phase Nombre de lames Question de fond
Nouvelle lune 3, en ligne Qu’est-ce que j’ouvre, et à quel prix ?
Premier quartier 3, en triangle Qu’est-ce qui résiste, et pourquoi ?
Pleine lune 4, en carré Qu’est-ce que je vois enfin en face ?
Dernier quartier 2, séparées Qu’est-ce que je garde de ce cycle ?

Ce que la pleine lune ne fait pas à vos cartes

Elle ne rend pas les messages plus forts ni plus clairs. On lit souvent que les énergies seraient « à leur apogée » ce soir-là et qu’un tirage y gagnerait en netteté : rien ne soutient cette idée, ni dans la tradition ancienne, ni dans l’observation. La pleine lune éclaire, au sens propre, et c’est de cette image que vient toute la symbolique.

Notons au passage que l’arcane XVIII, la Lune, n’a rien de particulier à voir avec le soir de pleine lune. Cette lame parle de trouble, de rêve, de ce qu’on croit voir dans la pénombre. La tirer un soir de pleine lune n’en fait pas une confirmation, tout au plus une jolie coïncidence dont il ne faut pas tirer de conclusion.

Ce n’est pas la Lune qui rend un tirage juste. C’est le fait de ne pas avoir tiré la veille.

Le carnet de cycle, la seule chose qui progresse

Notez trois éléments et rien de plus : la date, la phase, les lames sorties. Pas de commentaire à chaud, il fausse tout. Ce carnet ne sert pas le soir même, il sert deux ou trois lunaisons plus tard, quand vous relisez d’un trait et que les répétitions sautent aux yeux.

Ce que nos consultantes y découvrent le plus souvent n’a rien de mystique. Une même lame qu’elles interprètent toujours dans le sens qui les arrange. Une question de nouvelle lune formulée en intention, puis oubliée dès le lendemain. Un tirage de dernier quartier systématiquement sauté, parce que faire le tri coûte plus cher qu’espérer.

Faut-il un jeu réservé à cette pratique ? Non. Un seul jeu bien connu vaut mieux que trois jeux neufs. Et si on rate une phase ? On attend la suivante, on ne rattrape pas. C’est justement cette contrainte qui donne sa valeur au calendrier.

Les lectures conseillées, avec les bonnes références

Un titre revient souvent dans les articles consacrés au tarot lunaire, présenté comme un livre numérique d’Alice Wietzel, « experte en tarot », consacré aux phases de la Lune. Cette attribution est inexacte et nous préférons la rectifier.

Alice Wietzel est bien une professionnelle du milieu, mais comme illustratrice, diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. On lui doit notamment les illustrations de Mon cahier Love tarot, écrit par Ludivine Labbé et Adélia Nollet, paru chez Solar le 4 mai 2023, ainsi qu’un oracle illustré publié chez Hachette. Aucun ouvrage de sa main ne traite du tarot au fil des phases lunaires.

La distinction n’est pas un détail de bibliographie. Attribuer une méthode à une illustratrice qui ne l’a jamais écrite, c’est exactement le genre de recopiage qui circule dans ce milieu, et que nous nous efforçons de ne pas propager. Et si une question de cœur revient à chaque phase depuis des mois, ce n’est plus d’un tirage qu’il s’agit : un professionnel de l’écoute sera d’un meilleur secours que le calendrier.

Un étalement de plus

Le tirage des sentiments, celui qu’on pose quand on veut comprendre où en est l’autre.

Voir le tirage des sentiments

La Brigade de la Vérité, mise à jour du 12 août 2026. Repères cités : durée moyenne de la lunaison de 29,53 jours d’après l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides ; Mon cahier Love tarot, Ludivine Labbé et Adélia Nollet, illustrations de Mademoiselle Ève et Alice Wietzel, Solar, 4 mai 2023. Lecture relevant de la croyance et de la tradition, sans valeur scientifique ni caractère de prédiction certaine.

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